Almost heaven…

Itinéraire du jour, de la péninsule d’Otago à Curio Bay

Aujourd’hui nous avons visité l’Otago et le parc naturel des Catlins, à cheval sur les régions d’Otago et du Southland. La route était à couper le souffle, tantôt longeant l’océan et ses longues plages désertes, tantôt passant au milieu des vallons luxuriants remplis de vaches et de moutons – surtout de moutons.

Nous avons commencé notre visite par la Tunnel Beach Walk, une petite randonnée d’une heure qui descend vers une petite crique déserte. Le chemin est très pentu mais la vue sur la côte et les falaises était très jolie.

Un peu plus loin nous avons visité le phare de Nugget point. Le petit chemin qui mène au phare longe les falaises et nous avons pu apercevoir plusieurs lions de mer. La vue du phare était superbe et donne un peu l’impression d’avoir atteint le bout du monde ; un vrai décor de carte postale.

Nous avons ensuite quitté l’océan pour visiter les chutes de Purakaunui, des petites chutes réparties sur trois niveaux. Le chemin qui y mène était très agréable peut-être parce que la végétation mêlant fougères, mousse et palmiers est si différente de chez nous. La promenade était très paisible car comme souvent, nous n’avons pas croisé grand-monde.

Nous sommes ensuite entrés dans le parc naturel des Catlins, magnifique ! Après avoir fait une pause sur une plage immense et déserte, nous avons visité les chutes Mclean. Ces chutes ont la réputation d’être bondées l’été, il n’y avait pourtant personne. Elles étaient encore plus impressionnantes que les précédentes.

Pour la nuit nous avons réservé un camping à Curio Bay, une presque-île où pingouins et dauphins font des apparitions quasi quotidienne. Nous avons choisi un emplacement avec vue panoramique sur la crique mais où le vent soufflait vraiment très fort. Nous avons eu la chance de voir un petit pingouin aux yeux jaunes rentrant de sa pêche journalière, trop mignon !

Petit pingouin de Curio Bay

Nous espérons avoir la chance de pouvoir nager avec les dauphins demain matin.

La côte d’Otago

Trajet des Alpes à la péninsule d’Otago

En nous levant, il y avait toujours une alerte météo sur le Mont Cook et nous avons décidé d’annuler les randonnées prévues dans les montagnes. Si la pluie était annoncée sur toute la moitié Sud de l’île, elle devait cesser sur la côte Est en fin d’après-midi; nous avons donc décidé de changer de programme pour aller visiter la région d’Otago, en commençant par les Moeraki Boulders. Ces étranges boules rocheuses posées sur la plage de Moeraki sont le résultat de 60 millions d’années d’accumulation de sels sédimentaires autour de fragments érodés des falaises d’argilite qui bordent la plage. Il pleuvait toujours et il ne faisait pas chaud, mais cela donnait une ambiance assez mystique au site.

Après avoir mangé un énorme plat de cinq poissons différents de la pêche du jour, nous avons marché jusqu’au phare de Katiki dans la réserve naturelle de Millers. Il pleuvait toujours mais nous avons été récompensés par l’apparition de deux pingouins aux yeux jaunes se mettant timidement à l’abri de la pluie (ce sont les pingouins les plus rares du monde et ils sont malheureusement en voie de disparition). Il y avait aussi une petite crique peuplée de lions de mer.

Comme la météo était toujours mauvaise, nous avons décidé de visiter la ville de Dunedin, la plus peuplée de l’île du Sud après Christchurch. Pour nous réchauffer et nous mettre au sec en attendant que la pluie cesse, nous avons visité le musée racontant l’histoire des colons écossais arrivés en grand nombre en 1860 lors de la ruée vers l’or. La ville a gardé un peu de ce caractère et de nombreux bâtiments du centre sont toujours d’époque.

La pluie s’étant enfin calmée, nous avons pris la direction de la péninsule d’Otago, presqu’île où la faune et la flore sont préservées. Si notre route a été magnifique toute la journée, le clou du spectacle revient à celle qui longe la côte et dessert deux réserves (privées) de pingouins et d’albatros.

Les Alpes du Sud

Itinéraire vers les montagnes

Aujourd’hui nous sommes partis à la découverte des plaines du Canterbury pour finir dans les Alpes Néo-Zélandaises et leur point culminant, le Mont Cook. La route a été magnifique du début à la fin. Nous avons d’abord traversé de grandes plaines sur des routes quasi rectilignes. En toile de fond, les collines se sont progressivement dessinées laissant petit à petit place aux chaînes de montagnes. Les champs agricoles se sont transformés en plaines arides; le vent a énormément soufflé aujourd’hui et nous supposons qu’il est la cause majeure du manque de végétation dans cette partie du pays.

Après quatre heures de route et un arrêt dans la petite bourgade de Geraldine, nous sommes arrivés à un premier lac glaciaire, le lac Tekapo. Il ne faisait pas très beau et nous n’avons donc pas eu le reflet des montagnes dans les eaux turquoises mais c’était tout de même très joli. Nous avons pris une pause bien méritée en marchant au bord du lac jusqu’à une petite église en pierre.

Exploit photographique : l’église de Tekapo capturée sans aucun autre touriste, ce qui n’a pas été une mince affaire.

Nous avons ensuite repris la route jusqu’au lac Pukaki au bout duquel se dresse le plus haut sommet de Nouvelle-Zélande, le Mont Cook (3754 mètres). Malgré le mauvais temps, ce lac opaque et turquoise était vraiment magnifique. Il pleuvait sur le Mont Cook ainsi que sur les montagnes environnantes et nous n’avons malheureusement pas eu la chance de les voir.

Pour la nuit, nous avons trouvé une place avec vue dans un camping gratuit en bordure du lac Pukaki (et au milieu des lapins). Nous espérons que nous aurons la chance d’apercevoir le Mont Cook demain matin au réveil.

Rencontre avec le van

Trajet effectué

Ce matin, direction l’aéroport pour prendre livraison de notre van. Il est immense (5,5m de long, 3m de haut) et contient couchette, cuisine et quelques rangements.

Avec une conduite très hésitante en raison de la taille du véhicule et de la conduite à gauche, nous nous sommes mis en route pour Akaroa via Governor’s Bay.

Gouvernor’s bay

Akaroa a été fondée en 1840 par des colons français pensant être les premiers à débarquer en Nouvelle-Zelande. Ils sont malheureusement arrivés quelques jours seulement après les anglais. Le petit bourg a néanmoins conservé toute son identité Française : les rues portent des noms français, il y a plusieurs commerces de chez nous dans le village (boucherie, boulangerie) et beaucoup d’habitants parlent notre langue.

Le soir, nous avons rejoint un premier camping qui était malheureusement complet; il en était de même pour les trois suivants. Mince ! Nous avons décidé de retourner vers Christchurch car la route vers la région des montagnes que nous empruntons demain y passe. Nous avons finalement trouvé un camping, sommaire, mais calme où nous avons préparé notre premier repas et avons entamé une nuit de sommeil bien méritée.

Arrivés au bout du monde

Nous avons atterri à Christchuch en début d’après-midi. Après une nouvelle nuit passée dans l’avion, nous arrivons aux antipodes de la France.

La plus grande ville de l’île du Sud (380 000 habitants) rappelle une série américaine: très étendue avec de très larges rues et majoritairement habitée de maisons de plein pied construites en bois. Cela change de Singapour !

Une des maisons de quartier typique en Nouvelle-Zélande

Christchurch a malheureusement souffert de trois tremblements de terre majeurs en 2011 et 2016 qui ont détruit une bonne partie du centre ville. Certains bâtiments, en cours de reconstruction ou en attente de destruction côtoient des bâtiments tous neufs.

Le centre ville est cependant vraiment agréable, les gravats ont laissé place à de grands espaces verts et c’est une ville très vivante. Le North Hadley Park, un parc de 160 hectares en plein centre ville, est le plus grand parc urbain du pays.

L’Avon traverse Hagley Parc en sinuant.

New Regent Street est la première rue à avoir été rénovée et a conservé le style des bâtiments d’origine, ce qui en fait une des rues les plus belles de Nouvelle-Zélande.

Pulau Ubin, l’oasis

Après avoir libéré la chambre d’hôtel, nous sommes partis en direction du village de Changi où de petits ferries font la liaison entre l’île principale de Singapour et l’île de Pulau Ubin, un parc naturel. Majoritairement occupée par la mangrove, l’île donne une bonne idée de ce à quoi ressemblait Singapour avant le début de l’urbanisation galopante.

Touristes, pêcheurs et locaux empruntent cette navette.

La traversée dure dix minutes et coûte 3$; il n’y a pas d’horaires, de 7h à 19h de petites embarquations effectuent la traversée dès que 12 passagers sont prêts à monter à bord.
Sur l’île, il est possible de louer des vélos pour 6 à 10$ pour la journée; ceux-ci sont très utiles pour effectuer le trajet de trois kilomètres qui sépare la jetée de la réserve de Chek Jawa. La route, à travers une jungle luxuriante, passe près de petites plantations et d’habitations sommaires; le dépaysement est total.

De retour sur l’île principale, nous avons pris la direction de Kampong Glam, le quartier Malais. Dernier quartier historique qu’il nous restait à visiter, c’est le QG de la communauté musulmane de Singapour. La mosquée du Sultan, point central du quartier, est à ne pas manquer. L’intérieur vaut apparement le détour mais nous sommes malheureusement arrivés trop tard pour le visiter. Autour, de petites ruelles commercantes et piétonnes abritent de nombreuses échoppes de tapis et de tissus.

Nous retournons à l’hôtel pour nous préparer à partir pour l’aéroport; ce soir, nous nous envolons pour l’Océanie !

De Marina Bay à Chinatown

Pour ce premier jour de 2019, la météo s’annonçait clémente dans la matinée mais orageuse dans l’après-midi. Nous avons donc décidé de visiter les Gardens by the Bay, un imposant jardin créé derrière l’hôtel Marina Bay Sands qu’il faut d’ailleurs traverser pour y accéder.
Le jardin comprend notamment 18 supertrees, de grands arbres de bétons et d’acier recouverts de verdure. Une passerelle relie quatre de ces arbres géants et offre une vue imprenable sur le jardin d’un côté et sur le Marina Bay Sands de l’autre.

Assomés par la chaleur, nous écourtons la visite des gardens et nous dirigeons vers le Sky Park, une plate-forme d’observation située en haut du Marina Bay Sands. La vue sur la ville y est grandiose, et on mesure à la fois l’étendue et la densité de la ville-état; Singapour est en effet la ville la plus dense au monde après Monaco.

En redescendant, nous faisons un tour dans le Marina Bay Sands, qui est bien plus qu’un hôtel: boutiques de luxe, casinos, restaurants et même une piscine à gondoles au dernier niveau. Comme dans d’autres grands malls, on a l’impression de déambuler dans une ville dans la ville; la démesure est totale.

Ça n’est pas Las Vegas, mais ça n’est pas très loin non plus.

L’orage tardant à arriver, nous décidons d’en profiter pour visiter Chinatown, l’un des quartiers les plus anciens de la ville. Nous nous arrêtons d’abord dans un petit restaurant d’une rue parallèle à Pagoda Street, ultra-touristique.

Pagoda Street

Après de bonnes nouilles et un bœuf au gingembre, nous nous dirigeons vers le Buddha Tooth Relic Temple. Inauguré en 2007 mais inspiré de l’architecture de la dynastie Tang, il abrite au quatrième étage une dent de Bouddha dans une structure en or massif de 420 kilos. Impossible de prendre des photos dans le sanctuaire, mais sachez que Bouddha avait apparemment de très grandes dents.
Le temple compte pas moins de 4000 Bouddhas de formes et de tailles diverses, que particuliers et entreprises peuvent subventionner via un abonnement annuel.

Comme tous les quartiers de la ville, Chinatown est très urbanisé; l’une des rues, qui abrite buvettes et restaurants, est par exemple entièrement couverte par de gigantesques plafonds en verre.

Le soir, nous sommes rentrés à l’hôtel pour nous reposer quelques heures avant de retourner voir les jardins et la baie de nuit. L’éclairage des arbres rend l’ensemble plutôt féérique.

Gardens by the Bay, de nuit.

En revenant vers le Marina Bay Sands, nous nous décidons à jouer quelques dollars au casino. Des hauts, des bas, mais finalement la roulette et le numéro 16 nous portent chance; nous repartons avec 100$, soit le double de ce que nous avions misé. Pas mal !
Nous rentrons enfin vers l’hôtel en passant par le Merlion, un dragon avec une tête de lion et une queue de poisson devenu le symbole de Singapour.

2019 à Singapour

Nous sommes arrivés de bonne heure à Changi, l’aéroport de Singapour. À six heures du matin, direction le Carlton Singapore en utilisant le Mass Rapid Transit (MRT, métro singapourien). Nous avons heureusement eu la chambre immédiatement, ce qui a nous a permis de nous reposer quelques heures avant de partir visiter en meilleure forme.

La pluie torrentielle nous a immédiatement découragé de commencer par Chinatown, le quartier chinois; nous nous sommes rabattus sur Orchard Road, un grand boulevard autour duquel s’étalent une dizaine d’immenses malls, des centres commerciaux gigantesques. Nous avons déjeuné dans le food court de l’un d’eux, ION Orchard, avant de déambuler entre plusieurs malls. Reliés entre eux par des galeries souterraines, ils accueillent surtout des boutiques de luxe bien connues en Occident.

Parmi les rues perpendiculaires à Orchard Road, Emerald Hill Road, contraste avec le brouhaha et la débauche de luxe du boulevard. Fleurie et arborée, la rue qui mène au palais présidentielle n’abrite que de riches maisons traditionnelles.

La pluie s’étant enfin arrêtée, nous nous sommes mis en direction de Little India, QG de la communauté indienne de la ville-état. Si on retrouve l’atmosphère indienne avec ses épices, ses couleurs, ses sarees et ses panneaux en tamoul, les rues sont tout de même nettement plus urbanisées et proprettes. Pour info, vous pouvez relire notre article sur Delhi en suivant ce lien.

Après Little India, retour à l’hôtel pour nous préparer pour la soirée du nouvel an. Nous passons devant le Raffles, palace colonial mythique mais en travaux pour rénovation, où nous constatons qu’un bar est ouvert. Nous dégustons deux Singapore Slings, le cocktail local à base de Gin, d’ananas et de cerise. Pas donné, mais délicieux !

Les habitués piochent des cacahuètes dans le pochon et jettent les écorces par terre.

Après avoir englouti un bento japonais dans un autre food court, nous prenons la direction deThe Float, un stade et des gradins où nous avions réservé des places pour être aux premières loges des célébrations du passage à 2019.
Le feu d’artifice, qui a duré une bonne heure, était somptueux. Avec l’hôtel Marina Bay Sands sur notre gauche et le Central Business District à notre droite, le cadre était tout simplement grandiose.

Nous rentrons assez tard après une bonne bière et quelques photos de la baie.
Bonne année 2019 ! Best wishes!

Habana ooh na-na

Nous sommes arrivés à La Havane hier soir, après 7h en bus Viazul. Après plusieurs passages éclairs dans la capitale Cubaine, nous allons enfin pouvoir flâner dans le centre historique avant de prendre l’avion du retour ce soir.

La « ville aux milles colonnes », inscrite au Patrimoine mondial de l’humanité a un charme fou ! Le passé colonial de la ville, ses couleurs, ses notes de musique et la présence de vieilles voitures américaines lui donne un caractère unique.

Comme nous l’avons déjà constaté dans les autres villes, l’esprit de la révolution est encore bien présent à Cuba. La Havane ne déroge pas à la règle, elle a elle aussi son Comité de Défense de la Revolucion.

Nous avons déjà eu un aperçu des effets de l’embargo Américain, assoupli depuis 2008. Cependant nous serons toujours étonné de voir des files d’attentes immenses pour acheter des produits de première nécessité tel que le savon.

Entre le 16e et le 18e siècle, le port de La Havane était le plus grand port du continent. Cette distinction a valu à la « clé du Nouveau Monde » de devenir aussi la cité la mieux protégée des Caraïbes. C’est en se baladant sur le célèbre Malecón, balade de 8km en front de mer, que nous avons eu un aperçu du passé colonial de la ville.

L’art est très présent à La Havane et la musique omniprésente !

Après cette dernière escapade dans les rues de la ville, il est temps pour nous, non sans un petit pincement au cœur, de rentrer en France. Quelques dernières photos et direction l’aéroport !

El Nicho

Ce matin, nous avons visité les chutes d’El Nicho, dans le parc naturel Topes de Collantes. A l’époque coloniale, ce parc était destiné à la culture de la canne à sucre. La première partie de la route longe la mer des Caraïbes et monte ensuite dans des forêts luxuriantes.

Pour rejoindre les chutes, nous avons emprunté un petit chemin bien aménagé passant par plusieurs chutes secondaires avant d’arriver à la chute principale. Nous avons eu de la chance car il n’y avait pas beaucoup de monde et la météo était parfaite.

Une fois arrivés à la chute principale, nous avons pu nous baigner. L’eau était plutôt froide et il était difficile d’y entrer, mais prendre un bain dans ce cadre somptueux était vraiment très agráble.

Chute principale El Nicho

Le chemin pour redescendre au parking est tout aussi magnifique car il offre une vue bien dégagée sur la vallée à travers la forêt.

Cette parenthèse loin du monde et des villes nous a fait le plus grand bien. Sur le chemin du retour nous sommes passés par des petits villages paisibles. Les gens qui vivent ici ont vraiment de la chance.

De retour à Trinidad en début d’après midi, nous sommes retournés visiter la vieille ville. Les maisons pastelles, les routes pavées et les vieilles voitures lui donnent vraiment un caractère unique.

Une vieille voiture remonte une rue de Trinidad, non loin du centre ville: un vrai décor de film.

Nous nous sommes faits au rhythme cubain, où rien n’est vraiment urgent, et c’est très relaxant. En fin de journée, sur un air de « Guantanamera », l’un de nous s’est même laissé séduire par un passage chez le barbier.