Ce matin, direction l’aéroport pour prendre livraison de notre van. Il est immense (5,5m de long, 3m de haut) et contient couchette, cuisine et quelques rangements.
Cuisine qui se transforme en espace nuit
Let me introduce you to… The Van !
Avec une conduite très hésitante en raison de la taille du véhicule et de la conduite à gauche, nous nous sommes mis en route pour Akaroa via Governor’s Bay.
Gouvernor’s bay
Akaroa a été fondée en 1840 par des colons français pensant être les premiers à débarquer en Nouvelle-Zelande. Ils sont malheureusement arrivés quelques jours seulement après les anglais. Le petit bourg a néanmoins conservé toute son identité Française : les rues portent des noms français, il y a plusieurs commerces de chez nous dans le village (boucherie, boulangerie) et beaucoup d’habitants parlent notre langue.
Baie Akaroa
A Akaroa le drapeau tricolore flotte fièrement aux côtés du drapeau Neo-Zélandais
Le soir, nous avons rejoint un premier camping qui était malheureusement complet; il en était de même pour les trois suivants. Mince ! Nous avons décidé de retourner vers Christchurch car la route vers la région des montagnes que nous empruntons demain y passe. Nous avons finalement trouvé un camping, sommaire, mais calme où nous avons préparé notre premier repas et avons entamé une nuit de sommeil bien méritée.
Nous avons atterri à Christchuch en début d’après-midi. Après une nouvelle nuit passée dans l’avion, nous arrivons aux antipodes de la France.
La plus grande ville de l’île du Sud (380 000 habitants) rappelle une série américaine: très étendue avec de très larges rues et majoritairement habitée de maisons de plein pied construites en bois. Cela change de Singapour !
Une des maisons de quartier typique en Nouvelle-Zélande
Christchurch a malheureusement souffert de trois tremblements de terre majeurs en 2011 et 2016 qui ont détruit une bonne partie du centre ville. Certains bâtiments, en cours de reconstruction ou en attente de destruction côtoient des bâtiments tous neufs.
Ruine laissée par le tremblement de terre de 2011
Ancienne église de Christchurch ravagée par le tremblement de 2011
Le centre ville est cependant vraiment agréable, les gravats ont laissé place à de grands espaces verts et c’est une ville très vivante. Le North Hadley Park, un parc de 160 hectares en plein centre ville, est le plus grand parc urbain du pays.
L’Avon traverse Hagley Parc en sinuant.
New Regent Street est la première rue à avoir été rénovée et a conservé le style des bâtiments d’origine, ce qui en fait une des rues les plus belles de Nouvelle-Zélande.
New Regent Street
Le look vintage des trams de Christchurch donnent un charme à la ville
Après avoir libéré la chambre d’hôtel, nous sommes partis en direction du village de Changi où de petits ferries font la liaison entre l’île principale de Singapour et l’île de Pulau Ubin, un parc naturel. Majoritairement occupée par la mangrove, l’île donne une bonne idée de ce à quoi ressemblait Singapour avant le début de l’urbanisation galopante.
Touristes, pêcheurs et locaux empruntent cette navette.
La traversée dure dix minutes et coûte 3$; il n’y a pas d’horaires, de 7h à 19h de petites embarquations effectuent la traversée dès que 12 passagers sont prêts à monter à bord. Sur l’île, il est possible de louer des vélos pour 6 à 10$ pour la journée; ceux-ci sont très utiles pour effectuer le trajet de trois kilomètres qui sépare la jetée de la réserve de Chek Jawa. La route, à travers une jungle luxuriante, passe près de petites plantations et d’habitations sommaires; le dépaysement est total.
La mangrove vue d’en-haut
Si vous êtes expert(e) en varans, merci de nous dire si on a failli se faire croquer les mollets.
Super balade !
De retour sur l’île principale, nous avons pris la direction de Kampong Glam, le quartier Malais. Dernier quartier historique qu’il nous restait à visiter, c’est le QG de la communauté musulmane de Singapour. La mosquée du Sultan, point central du quartier, est à ne pas manquer. L’intérieur vaut apparement le détour mais nous sommes malheureusement arrivés trop tard pour le visiter. Autour, de petites ruelles commercantes et piétonnes abritent de nombreuses échoppes de tapis et de tissus.
Muscat Street mène à la mosquée du Sultan
Haji Lane, étroite ruelle commercante
Nous retournons à l’hôtel pour nous préparer à partir pour l’aéroport; ce soir, nous nous envolons pour l’Océanie !
Pour ce premier jour de 2019, la météo s’annonçait clémente dans la matinée mais orageuse dans l’après-midi. Nous avons donc décidé de visiter les Gardens by the Bay, un imposant jardin créé derrière l’hôtel Marina Bay Sands qu’il faut d’ailleurs traverser pour y accéder. Le jardin comprend notamment 18 supertrees, de grands arbres de bétons et d’acier recouverts de verdure. Une passerelle relie quatre de ces arbres géants et offre une vue imprenable sur le jardin d’un côté et sur le Marina Bay Sands de l’autre.
Gardens by the Bay
Vos serviteurs
Assomés par la chaleur, nous écourtons la visite des gardens et nous dirigeons vers le Sky Park, une plate-forme d’observation située en haut du Marina Bay Sands. La vue sur la ville y est grandiose, et on mesure à la fois l’étendue et la densité de la ville-état; Singapour est en effet la ville la plus dense au monde après Monaco.
Côté Gardens by the Bay. Notez le nombre de bateaux qui attendent de débarquer leur chargement dans le port de Singapour, l’un des plus importants d’Asie du sud-est.
Des gratte-ciels à perte de vue.
Marina Bay
En redescendant, nous faisons un tour dans le Marina Bay Sands, qui est bien plus qu’un hôtel: boutiques de luxe, casinos, restaurants et même une piscine à gondoles au dernier niveau. Comme dans d’autres grands malls, on a l’impression de déambuler dans une ville dans la ville; la démesure est totale.
Ça n’est pas Las Vegas, mais ça n’est pas très loin non plus.
L’orage tardant à arriver, nous décidons d’en profiter pour visiter Chinatown, l’un des quartiers les plus anciens de la ville. Nous nous arrêtons d’abord dans un petit restaurant d’une rue parallèle à Pagoda Street, ultra-touristique.
Pagoda Street
Après de bonnes nouilles et un bœuf au gingembre, nous nous dirigeons vers le Buddha Tooth Relic Temple. Inauguré en 2007 mais inspiré de l’architecture de la dynastie Tang, il abrite au quatrième étage une dent de Bouddha dans une structure en or massif de 420 kilos. Impossible de prendre des photos dans le sanctuaire, mais sachez que Bouddha avait apparemment de très grandes dents.
Le temple compte pas moins de 4000 Bouddhas de formes et de tailles diverses, que particuliers et entreprises peuvent subventionner via un abonnement annuel.
Comme tous les quartiers de la ville, Chinatown est très urbanisé; l’une des rues, qui abrite buvettes et restaurants, est par exemple entièrement couverte par de gigantesques plafonds en verre.
Sous les orages tropicaux, la vie continue.
Répétitions pour le nouvel an chinois, qui sera célébré le 5 février.
Le soir, nous sommes rentrés à l’hôtel pour nous reposer quelques heures avant de retourner voir les jardins et la baie de nuit. L’éclairage des arbres rend l’ensemble plutôt féérique.
Gardens by the Bay, de nuit.
En revenant vers le Marina Bay Sands, nous nous décidons à jouer quelques dollars au casino. Des hauts, des bas, mais finalement la roulette et le numéro 16 nous portent chance; nous repartons avec 100$, soit le double de ce que nous avions misé. Pas mal ! Nous rentrons enfin vers l’hôtel en passant par le Merlion, un dragon avec une tête de lion et une queue de poisson devenu le symbole de Singapour.
Le Merlion, symbole de Singapour
Marina Bay Sands et ArtScience Museum vus depuis l’Helix Bridge
Nous sommes arrivés de bonne heure à Changi, l’aéroport de Singapour. À six heures du matin, direction le Carlton Singapore en utilisant le Mass Rapid Transit (MRT, métro singapourien). Nous avons heureusement eu la chambre immédiatement, ce qui a nous a permis de nous reposer quelques heures avant de partir visiter en meilleure forme.
La pluie torrentielle nous a immédiatement découragé de commencer par Chinatown, le quartier chinois; nous nous sommes rabattus sur Orchard Road, un grand boulevard autour duquel s’étalent une dizaine d’immenses malls, des centres commerciaux gigantesques. Nous avons déjeuné dans le food court de l’un d’eux, ION Orchard, avant de déambuler entre plusieurs malls. Reliés entre eux par des galeries souterraines, ils accueillent surtout des boutiques de luxe bien connues en Occident.
Parmi les rues perpendiculaires à Orchard Road, Emerald Hill Road, contraste avec le brouhaha et la débauche de luxe du boulevard. Fleurie et arborée, la rue qui mène au palais présidentielle n’abrite que de riches maisons traditionnelles.
Emerald Hill Road vers Orchard Road
Les maisons traditionnelles singapouriennes d’Emerald Hill Road
Ngee Ann City est le plus grand magasin de luxe du boulevard.
La pluie s’étant enfin arrêtée, nous nous sommes mis en direction de Little India, QG de la communauté indienne de la ville-état. Si on retrouve l’atmosphère indienne avec ses épices, ses couleurs, ses sarees et ses panneaux en tamoul, les rues sont tout de même nettement plus urbanisées et proprettes. Pour info, vous pouvez relire notre article sur Delhi en suivant ce lien.
Après Little India, retour à l’hôtel pour nous préparer pour la soirée du nouvel an. Nous passons devant le Raffles, palace colonial mythique mais en travaux pour rénovation, où nous constatons qu’un bar est ouvert. Nous dégustons deux Singapore Slings, le cocktail local à base de Gin, d’ananas et de cerise. Pas donné, mais délicieux !
Les habitués piochent des cacahuètes dans le pochon et jettent les écorces par terre.
Après avoir englouti un bento japonais dans un autre food court, nous prenons la direction deThe Float, un stade et des gradins où nous avions réservé des places pour être aux premières loges des célébrations du passage à 2019. Le feu d’artifice, qui a duré une bonne heure, était somptueux. Avec l’hôtel Marina Bay Sands sur notre gauche et le Central Business District à notre droite, le cadre était tout simplement grandiose.
Nous rentrons assez tard après une bonne bière et quelques photos de la baie. Bonne année 2019 ! Best wishes!
Nous sommes arrivés à La Havane hier soir, après 7h en bus Viazul. Après plusieurs passages éclairs dans la capitale Cubaine, nous allons enfin pouvoir flâner dans le centre historique avant de prendre l’avion du retour ce soir.
La « ville aux milles colonnes », inscrite au Patrimoine mondial de l’humanité a un charme fou ! Le passé colonial de la ville, ses couleurs, ses notes de musique et la présence de vieilles voitures américaines lui donne un caractère unique.
Comme nous l’avons déjà constaté dans les autres villes, l’esprit de la révolution est encore bien présent à Cuba. La Havane ne déroge pas à la règle, elle a elle aussi son Comité de Défense de la Revolucion.
L’esprit de la révolution est encore bien présent à Cuba
Nous avons déjà eu un aperçu des effets de l’embargo Américain, assoupli depuis 2008. Cependant nous serons toujours étonné de voir des files d’attentes immenses pour acheter des produits de première nécessité tel que le savon.
Les gens font la queue pour acheter du savon
Entre le 16e et le 18e siècle, le port de La Havane était le plus grand port du continent. Cette distinction a valu à la « clé du Nouveau Monde » de devenir aussi la cité la mieux protégée des Caraïbes. C’est en se baladant sur le célèbre Malecón, balade de 8km en front de mer, que nous avons eu un aperçu du passé colonial de la ville.
Forteresse de San Carlos de la CabañaLe Malecón
L’art est très présent à La Havane et la musique omniprésente !
Après cette dernière escapade dans les rues de la ville, il est temps pour nous, non sans un petit pincement au cœur, de rentrer en France. Quelques dernières photos et direction l’aéroport !
Cathédrale de la Vierge Marie de l’Immaculée Conceptionle CapitoleLe Grand Théâtre de La Havane
Ce matin, nous avons visité les chutes d’El Nicho, dans le parc naturel Topes de Collantes. A l’époque coloniale, ce parc était destiné à la culture de la canne à sucre. La première partie de la route longe la mer des Caraïbes et monte ensuite dans des forêts luxuriantes.
Parc naturel Topes de Collantes
Pour rejoindre les chutes, nous avons emprunté un petit chemin bien aménagé passant par plusieurs chutes secondaires avant d’arriver à la chute principale. Nous avons eu de la chance car il n’y avait pas beaucoup de monde et la météo était parfaite.
Le petit chemin pour accéder aux chutes d’El Nicho
L’une des chutes secondaires
Une fois arrivés à la chute principale, nous avons pu nous baigner. L’eau était plutôt froide et il était difficile d’y entrer, mais prendre un bain dans ce cadre somptueux était vraiment très agráble.
Chute principale El Nicho
Le chemin pour redescendre au parking est tout aussi magnifique car il offre une vue bien dégagée sur la vallée à travers la forêt.
Le bassin de la chute principale, où nous nous sommes baignés
Sur le chemin du retour
Cette parenthèse loin du monde et des villes nous a fait le plus grand bien. Sur le chemin du retour nous sommes passés par des petits villages paisibles. Les gens qui vivent ici ont vraiment de la chance.
Une école primaire non loin des chutes El Nicho
De retour à Trinidad en début d’après midi, nous sommes retournés visiter la vieille ville. Les maisons pastelles, les routes pavées et les vieilles voitures lui donnent vraiment un caractère unique.
Une vieille voiture remonte une rue de Trinidad, non loin du centre ville: un vrai décor de film.
Nous nous sommes faits au rhythme cubain, où rien n’est vraiment urgent, et c’est très relaxant. En fin de journée, sur un air de « Guantanamera », l’un de nous s’est même laissé séduire par un passage chez le barbier.
Ce matin, nous sommes partis de Playa Larga pour nous rendre à Trinidad, la prochaine étape de notre voyage. Pour ce trajet, nous n’avons pas pris les bus Viazul car les horaires étaient trop contraignants et le temps de trajet trop long. Nous avons plutôt opté pour le collectivo, un taxi collectif où le prix de la course est partagé entre tous les passagers. Nous étions 9 en comptant le chauffeur et comme nous avons été récupérés après les autres, nous étions assis tout au fond du véhicule. Les collectivos sont souvent d’anciens corbillards; les banquettes du fond, rajoutées lors de la conversion de la voiture, sont assez confortables pour les petits – un peu moins pour les grands.
Les collectivos sont souvent d’anciens corbillards.
Nous étions 9 à l’intérieur !
Nous sommes arrivés à Trinidad vers midi et après avoir déposé nos affaires au logement, nous avons mangé dans un joli restaurant de style colonial.
Un restaurant à Trinidad. Notez le sapin en bois à gauche, c’est bientôt Noël mais difficile de s’en rendre compte vu le climat antillais et le décor de plages et de palmiers.
Après le repas, nous avons déambulé dans le vieux Trinidad. Fondée en 1514, la ville a longtemps vécu de la canne à sucre. Le centre, magnifique, est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO et a été entièrement rénové pour les 500 ans de la cité en 2014. Les maisons colorées et les rues pavées donnent l’impression que le temps s’y est arrêté.
En nous baladant, nous avons cherché la meilleure option pour demain : nous voulons nous rendre aux chutes d’El Nicho au cœur de la Sierra del Escambray (les montagnes dans lesquelles Che Guevara et ses troupes trouvèrent refuge lors de la Révolution cubaine). Nous réalisons que ces chutes sont plus facilement accessible de la ville de Cienfuegos et nous aurions mieux fait de faire un arrêt là bas… Depuis Trinidad, les seules excursion proposées ressemblent à des parcours très touristiques qui ne nous intéressent pas franchement.
Un peu déçus, nous décidons de profiter de la fin de cette magnifique journée à Playa Ancon, la plage de Trinidad située à 5km du centre ville. En discutant dans le taxi, Raúl, le chauffeur, nous propose de nous accompagner à El Nicho demain. Le tarif est assez élevé mais le trajet aller-retour prendra toute la matinée; nous acceptons.
L’après-midi s’achève par un coucher de soleil somptueux. La piña colada est nettement moins bonne que celle de Playa Larga mais, dans un cadre pareil, il serait indécent de se plaindre.
La nuit à peine tombée, les moustiques de la plage ont lancé un raid sur nos mollets et nous décidons de vite rentrer à Trinidad. Nous avons achevé la soirée dans les rues paisibles du centre ville où tout le monde se retrouve à l’extérieur de chez soi pour discuter et profiter de la douceur de la nuit.
Ce matin, nous sommes partis à 7h de La Havane pour Playa Larga, la plage la plus au nord de la Baie des Cochons. Dans cet endroit historique, l’esprit de la révolution est encore très présent.
Nous avons rejoint la plage et nous sommes directement mis à la recherche d’un logement car nous ne sommes pas parvenus à réserver quoi que ce soit depuis la France. Nous avons suivi les avis de notre guide de voyage pour sélectionner une bonne chambre et avons choisi une casa proche de la plage. Elle est cependant située dans une rue parallèle aux maisons en bord de plage et sans vue. Nous mettons nos maillots de bain et en route pour la plage !
En remontant la plage, nous réalisons que la plupart des maisons en front de mer sont des casas à louer. Nous visitons la casa Robe y Mauret, vue mer, les pieds dans l’eau et pour laquelle nous avions lu des commentaires dithyrambiques avant de partir. Après une très courte réflexion, nous décidons de changer pour ce petit coin de paradis.
La vue de la baie des cochons depuis notre chambre.Playa Larga vue du toit de la casa de location.
L’eau n’est pas très chaude, mais quelle plage paradisiaque ! Le sable est blanc, la mer limpide, il n’y a pas grand-monde et surtout, le bar du coin fait la meilleure piña colada du monde. Nous avons donc opté pour une après midi farniente.
Un sable blanc…
… et la meilleure piña colada au monde
A côté du palmier, c’est notre casa !
En fin d’après midi, nous avons décidé d’aller faire un tour dans le petit village de Playa Larga. L’endroit semble encore accueillir quelques embarcations de pêcheurs malgré les touristes. Nous n’en sommes heureusement qu’au début de la haute saison.
De retour sur la plage, nous avons repris une autre piña colada (qui est décidemment vraiment fantastique) devant un coucher de soleil somptueux.
Coucher de soleil à Playa Larga, sans aucun traitement photo #nofilter
Cette journée s’achève très bien. Le soir, nous avons dîné à la casa; au menu, légumes et fruis frais, soupe de haricots, (énorme) queue de langouste et riz à la cubaine. Malgré des quantités très (trop) importantes, tout était frais et vraiment bien cuisiné par notre hébergeuse.
Demain matin, nous partirons pour Trinidad, avec un petit pincement au cœur de quitter ce cadre idyllique dans lequel on pourrait facilement passer 3 ou 4 jours. Playa Larga restera longtemps dans nos mémoires et nous y remettrons certainement les pieds si nous revenons à Cuba.
Ce matin, nous avons à nouveau été réveillés à 5h par la horde de coqs qui peuple la vallée de Viñales; la nouveauté de la nuit, c’est qu’ils ont apparemment décidé d’en découdre avec les chiens pour voir qui gueule le plus fort. Un duel réellement fascinant pour les passionnés de gallinacés et canidés que nous sommes.
Après un dernier petit déjeuner sur la terrasse, nous avons quitté Vinãles pour continuer notre voyage. Alors que nous rejoignions le centre-ville pour prendre le bus, un paysage magnifique de terre de feu s’est offert à nous.
Dernier lever de soleil sur Viñales
Nous voilà donc à 8h30 du matin à attendre le bus Viazul qui nous ramène à La Havane.
Une dernière photo de l’église de Vinãles
Une fois nos affaires déposées au logement de La Havane, nous nous sommes mis en route pour l’aéroport afin de récupérer la valise de Quentin. Cette procédure, simple en apparence, a pris quatre heures car nous sommes arrivés avant la pause méridionale de la douane cubaine (ils sont plusieurs mais déjeunent tous en même temps) qui de toute façon délivre les bagages au compte-goutte, en servant les cubains d’abord. Nous nous serions bien passés de cet épisode long et pénible, dans une zone annexe de l’aéroport propice aux courants d’air, pendant lequel nous avons attendu sans aucune explication ni raison apparente. S’il y avait la grève ou un manque de personnel, on comprendrait… mais là nous avons eu l’impression d’attendre parce qu’il fallait attendre. Notre visite de La Havane, prévue dans l’après-midi, tombait à l’eau.
Cela dit, nous avons très vite réalisé que tout énervement était vain voir contre-productif, et avons pris cette mésaventure avec philosophie. Elle a aussi été l’occasion de constater que le blocus américain est toujours d’actualité: nombreux étaient les cubains qui franchissaient la douane avec climatiseurs, fours micro-ondes et autres appareils électroménagers qu’il est très difficile de se procurer dans le pays.
Finalement, après près de quatre heures, Quentin a pu récupérer sa valise et retrouver de vêtements propres. Alléluïa ! Nous la déposons à notre logement et nous dirigeons vers le Capitole, point d’entrée de la vieille Havane.
Capitole National, siège de l’académie des sciences
Grand théâtre
Rue de la Havane
Devant le grand théâtre, les vieilles voitures américaines rutilantes attendent les touristes pour leur proposer des tours de la vieille ville. Ces prestations ne sont pas données, mais les voitures sont magnifiques et accentuent l’impression de voyage dans le temps.
L’art, et en particulier la danse et la musique, semble omniprésent dans la vie des cubains. En déambulant dans les rues, la salsa n’est jamais très loin; il est très facile de trouver un bar ou un restaurant avec une bonne ambiance.
El Floridita, où Hemingway sirotait son Daïquiri
Pour finir la soirée, nous avonstraversé le Canal de Entrada pour entrer dans la forteresse de San Carlos de la Cabaña, construite à l’entrée du port de La Havane par les Espagnols en 1763. Une reconstitution historique a lieu tous les soirs à 21h et voit des militaires en uniformes de la seconde moitié du XVIII siècle parader dans la cour. La cérémonie se termine par le tir d’un coup de canon à blanc, qui était utilisé à l’époque pour annoncer la fermeture de la baie le soir pour se protéger des pirates.
Depuis les remparts de la forteresse, la vue sur La Havane est splendide.
Vue nocturne de la Havane depuis le fort San Carlos